Poser des margelles de piscine soi-même demande de la méthode plus que du matériel sophistiqué. Un support béton propre et sec, une colle margelle adaptée, un alignement soigné aux angles et un jointoiement bien fait suffisent à obtenir un résultat durable, que le bassin soit une piscine enterrée classique ou une piscine coque.
Concrètement, la pose margelle se déroule toujours dans le même ordre : préparation du support, encollage au mortier-colle, positionnement en partant des angles, réglage de l’alignement, jointoiement, puis traitement hydrofuge des pierres poreuses comme le travertin ou toute pierre naturelle. Chaque étape conditionne la suivante, et sauter une phase de séchage est la première cause de désordre sur une plage de piscine.
Préparer le support avant la pose
Le support béton doit être plan, propre et surtout parfaitement sec avant toute pose margelle. Un support humide ou fraîchement coulé retient l’eau sous la pierre, ce qui empêche la colle margelle de faire sa prise correctement et favorise le décollement à moyen terme (un problème à surveiller comme lors de la recherche d’une fuite dans une piscine, disponible via les méthodes pour trouver une fuite dans sa piscine). On attend généralement plusieurs semaines après le coulage de la ceinture béton avant d’intervenir.
Il faut aussi vérifier la planéité du support béton avec un niveau, dépoussiérer soigneusement et éliminer toute trace de laitance de ciment, de graisse ou de résidus de coffrage. Un support sec et propre garantit l’adhérence du mortier-colle et évite les surprises une fois le bassin en eau, notamment au niveau de l’étanchéité entre la margelle et le liner ou le revêtement du bassin.
Matériel et consommables indispensables
Pour une pose margelle réussie, il faut prévoir une colle margelle ou un mortier-colle spécifique piscine (résistant à l’immersion et aux variations thermiques), une taloche crantée pour l’encollage, des croisillons ou cales d’espacement, un niveau à bulle, un maillet en caoutchouc et un produit de jointoiement adapté aux pierres naturelles comme le travertin. Un mortier de jointoiement hydrofuge est préférable pour limiter les infiltrations autour du bassin.
Le choix du matériau de margelle influence aussi le matériel : la pierre naturelle et le travertin demandent une colle margelle plus flexible que le béton moulé, plus stable dimensionnellement mais parfois moins antidérapant une fois humide. Prévoyez systématiquement une marge de margelles supplémentaires (environ 5 à 10 %) pour compenser les coupes aux angles et les éventuelles casses.
Poser les margelles étape par étape
Commencer par les angles
La pose démarre toujours par les angles piscine, car ils fixent la référence pour tout l’alignement du reste du pourtour. On positionne d’abord les margelles d’angle en vérifiant leur équerrage et leur nez de margelle, cette partie en saillie qui doit dépasser légèrement du bord du bassin pour protéger le liner et faciliter l’écoulement de l’eau vers l’extérieur du bassin.
Une marge d’angle mal calculée oblige souvent à recouper toutes les pièces suivantes, d’où l’intérêt de poser à blanc l’ensemble du pourtour avant tout collage margelle définitif, pour ajuster les découpes sans presser le mortier.
Technique du double encollage et alignement
Le double encollage reste la technique la plus fiable pour la pose margelle : on applique le mortier-colle à la fois sur le support béton et au dos de la margelle, avant de la positionner en croisant légèrement les passages de taloche crantée. Cette méthode chasse l’air, évite les poches vides sous la pierre et sécurise l’adhérence, particulièrement importante pour des margelles en pierre naturelle qui subissent le poids des baigneurs et les cycles de gel.
L’alignement se contrôle en continu avec un cordeau tendu et un niveau à bulle, pièce après pièce, en laissant un espace régulier grâce aux croisillons. Un léger dévers vers l’extérieur du bassin (quelques millimètres par mètre) permet à l’eau de s’évacuer naturellement de la plage de piscine plutôt que de stagner contre la margelle.
Réaliser les joints
Le jointoiement intervient une fois le collage margelle bien sec, généralement 24 à 48 heures après la pose selon la température. Le joint margelle doit être souple, résistant à l’eau et aux UV, et légèrement en retrait pour ne pas retenir l’humidité en surface. On travaille au jointoyeur ou à la spatule, en nettoyant l’excédent avant séchage complet.
| Matériau de margelle | Colle recommandée | Point d’attention |
|---|---|---|
| Pierre naturelle / travertin | Mortier-colle souple hydrofuge | Traitement hydrofuge obligatoire |
| Béton moulé | Colle margelle standard piscine | Antidérapant à vérifier |
| Composite | Colle élastomère spécifique | Dilatation thermique |
Un joint margelle réalisé sans mortier hydrofuge laisse l’eau s’infiltrer sous la pierre. Au premier épisode de gelée, cette eau gèle, gonfle et fissure la margelle ou décolle la pierre du support béton. Le traitement hydrofuge et un joint bien étanche sont les seules garanties contre ce phénomène récurrent en bord de piscine enterrée.
Traitement hydrofuge et finitions
Une fois les joints margelle secs, l’application d’un traitement hydrofuge s’impose sur les pierres poreuses comme le travertin ou la pierre naturelle. Ce traitement limite l’absorption d’eau, protège contre les taches, les mousses et le gel, tout en préservant l’aspect antidérapant de la surface, un critère de sécurité non négociable autour d’un bassin.
Les finitions piscine incluent aussi le traitement du nez de margelle, souvent plus exposé à l’usure, et un contrôle final de l’étanchéité entre la margelle et le revêtement du bassin. Sur une piscine coque, cette liaison mérite une attention particulière car les matériaux travaillent différemment sous l’effet de la chaleur, tout comme le choix des végétaux abordé dans les plantes à choisir pour border une piscine sans entretien compliqué.
Erreurs courantes à éviter
La plupart des désordres constatés sur une plage de piscine viennent d’un support qui n’était pas assez sec avant la pose margelle, d’un double encollage bâclé ou d’un jointoiement réalisé avec un mortier non hydrofuge. Ignorer l’alignement de départ aux angles piscine, c’est aussi s’assurer des découpes disgracieuses sur tout le reste du pourtour.
Enfin, négliger le traitement hydrofuge sur une pierre naturelle ou du travertin expose à des taches et à un vieillissement prématuré. Ces erreurs se corrigent rarement sans démonter la margelle concernée, d’où l’intérêt de respecter les temps de séchage et de tester la pose à blanc avant tout collage margelle définitif.
Ge, passionnée par la nature et le jardinage, profite de sa retraite pour cultiver son potager et prendre soin de ses fleurs. À 60 ans, elle partage avec enthousiasme ses conseils et découvertes pour un jardin épanoui toute l’année