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Comment construire un abri de jardin en parpaing étape par étape

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Un abri de jardin en parpaing dure des décennies là où le bois se dégrade au bout de quinze ou vingt ans. La construction demande un minimum de savoir-faire en maçonnerie, mais chaque étape reste accessible à un bricoleur motivé, à condition de respecter l’ordre des opérations et de ne pas négliger les fondations.

Pour bâtir un abri en dur, il faut couler une dalle béton ou une semelle filante, monter les murs en parpaings agglo avec du mortier, poser un chaînage horizontal et un linteau au-dessus des ouvertures, puis fermer l’ensemble avec une charpente et une couverture étanche. Comptez un budget de 150 à 300 euros au mètre carré selon les finitions, et plusieurs semaines de travail pour un abri de 10 à 15 m².

Pourquoi construire un abri de jardin en parpaing ?

Le parpaing offre une résistance mécanique que le bois ou la tôle ne peuvent pas égaler. Un abri en dur résiste mieux aux intempéries, aux tentatives d’intrusion et au poids d’un éventuel stockage lourd, comme des outils de jardinage, une tondeuse autoportée ou du matériel de bricolage encombrant.

L’entretien reste minimal comparé à une structure bois qui demande lasure et traitement régulier. Un enduit de façade appliqué correctement protège la maçonnerie pendant des années, et la valeur ajoutée à la propriété est généralement supérieure à celle d’un abri léger, notamment si la construction respecte les règles d’urbanisme.

Réglementation et démarches administratives

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Avant de sortir la bétonnière, il faut vérifier la surface de plancher de l’abri projeté (les démarches sont similaires à celles évoquées pour le remplacement d’un abri de jardin existant). En dessous de 5 m², aucune formalité n’est requise sauf zone protégée. Entre 5 et 20 m², une déclaration préalable de travaux suffit en mairie. Au-delà de 20 m² (ou 40 m² dans certaines zones urbaines couvertes par un PLU), un permis de construire devient obligatoire.

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Le délai d’instruction d’une déclaration préalable tourne autour d’un mois, contre deux à trois mois pour un permis de construire. Il vaut mieux anticiper ces démarches plutôt que de risquer une mise en demeure de démolir, sanction qui existe réellement en cas de construction sans autorisation.

Ce que dit la réglementation locale
Même sous le seuil des 5 m², le règlement d’urbanisme local (PLU ou carte communale) peut imposer des distances par rapport aux limites de propriété, une hauteur maximale ou un aspect extérieur particulier. Un appel rapide au service urbanisme de la mairie évite bien des mauvaises surprises.

Matériel et outils nécessaires

Parpaings gris, ciment et ferraillage empilés sur chantier

La liste du matériel dépend de la taille de l’abri, mais certains éléments reviennent systématiquement : parpaings agglo de 20 cm d’épaisseur, ciment, sable, gravier pour le béton de fondation, ferraillage en treillis soudé ou en fers à béton pour le chaînage, un linteau préfabriqué ou coulé sur place, ainsi que les matériaux de charpente et de couverture.

Côté outillage, une bétonnière facilite le travail sur un chantier de cette ampleur, tout comme un niveau à bulle long, un cordeau, une taloche, une auge, une truelle et une règle de maçon. Une location de matériel sur le week-end suffit généralement pour les grosses coulées de béton.

Étapes de construction de l’abri en parpaing

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Préparer le terrain et couler les fondations

Le terrain doit être décaissé sur 20 à 30 cm, nivelé et débarrassé de toute végétation, une étape à rapprocher des conseils pour améliorer la qualité de son sol de jardin avant tout projet de construction. Selon la nature du sol, deux options s’offrent au constructeur : une dalle béton pleine pour un abri sans plancher surélevé, ou une semelle filante en périphérie associée à un hérisson de gravier si le sol est instable ou humide.

La semelle filante, coulée dans une tranchée de 40 à 50 cm de profondeur, reçoit un ferraillage qui renforce sa résistance à la traction. Elle doit impérativement être posée hors gel, c’est-à-dire en dessous de la profondeur atteinte par le gel hivernal dans la région. Une dalle mal ferraillée ou trop mince est la cause la plus fréquente de fissures dans les abris en dur.

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Monter les murs en parpaings

La première rangée de parpaings se pose sur un lit de mortier bâtard, en vérifiant l’aplomb et le niveau à chaque bloc. Il faut décaler les joints d’une rangée à l’autre, comme pour un mur de brique classique, afin de répartir les charges et d’éviter les lignes de rupture.

Chaque agglo se pose avec un joint de mortier de 1 à 1,5 cm, ni trop épais ni trop fin. Un contrôle régulier au niveau à bulle, aussi bien horizontal que vertical, garantit un mur droit sur toute la hauteur. Comptez généralement 10 à 12 rangées de parpaings de 20 cm pour atteindre 2 mètres de hauteur sous plafond.

Poser le linteau et réaliser le chaînage

Au-dessus de chaque ouverture, porte ou fenêtre, un linteau reprend les charges du mur pour éviter tout affaissement. Il peut être préfabriqué en béton armé ou coulé sur place dans un coffrage avec ferraillage intégré.

Le chaînage horizontal, coulé en haut des murs juste avant la charpente, ceinture l’ensemble de la construction et lie les murs entre eux. Ce chaînage armé est ce qui empêche les murs de s’écarter sous l’effet du vent ou du poids de la toiture. L’oublier ou le sous-dimensionner fragilise durablement la structure, même si les murs semblent solides à l’œil.

Construire la toiture et assurer l’étanchéité

La charpente repose sur le chaînage et détermine la pente de l’abri, généralement comprise entre 10 et 30 % selon le type de couverture choisi. Une charpente bois traditionnelle en fermettes reste la solution la plus courante pour ce type de petite construction.

La couverture, en tôle bac acier, en tuiles ou en bardeaux bitumineux, doit être posée avec un débord suffisant pour protéger les murs de la pluie. Une membrane d’étanchéité sous couverture évite les infiltrations en cas de fortes intempéries, et les gouttières limitent le ruissellement direct contre les fondations.

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Finitions et aménagement intérieur

Une fois la structure fermée, l’enduit de façade protège les parpaings de l’humidité tout en améliorant l’aspect esthétique. À l’intérieur, une chape peut être coulée sur la dalle pour obtenir un sol plan et propre, particulièrement utile si l’abri sert d’atelier.

La porte et les fenêtres se posent une fois les ouvertures dégagées et les linteaux en place. Pour un abri destiné à un usage plus intensif, une arrivée électrique peut être tirée depuis le tableau principal, dans le respect des normes de sécurité applicables aux bâtiments annexes.

Conseils pratiques et erreurs à éviter

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Fissures visibles dans mur parpaings fondation defaillante

La sous-estimation des fondations reste l’erreur la plus répandue sur ce type de chantier. Une dalle trop mince ou une semelle mal ferraillée finit toujours par se fissurer, entraînant des désordres sur les murs en parpaings construits dessus.

L’oubli du chaînage, ou un chaînage réalisé sans ferraillage suffisant, est une seconde erreur fréquente chez les autoconstructeurs pressés d’avancer. Il vaut mieux ralentir le rythme et respecter les temps de séchage du béton entre chaque étape plutôt que de compromettre la solidité de l’ensemble sur le long terme.

Un jardin magnifique est possible avec des conseils simples.

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