2008 Année de la pomme de terre

L'ONU attire périodiquement l'attention sur des causes ou des thèmes, en l'occurrence cette année sur un produit de consommation qui est jugé fondamental. Car la pomme de terre est considérée comme un légume qui pourrait , de part ses qualités nutritionnelles et son universalité de culture, répondre en partie au problème de la malnutrition et de la pauvreté. Connue depuis 8000 ans en Amérique du sud et seulement depuis le XVI éme siècle en Europe, la pomme de terre, dont il existe plus de 1000 variétés, voit sa consommation augmenter considérablement sur tous les continents hormis le continent européen. Le site www.potato2008.org retrace l'historique de ce tubercule mais évoque aussi sa culture, ses variétés, son utilisation... Pour nous jardiniers amateurs, 2008 c'est aussi a première année où nous pourrons cultiver une nouvelle variété bretonne polyvalente à chair ferme : la Dolwen. Classée dans la catégorie des "chair ferme", cette pomme de terre est polyvalente et se cuisine aussi bien au four, rissolée, en purée, en frites, à la vapeur ou en salade!
Cassis. De nouvelles variétés
L'INRA a mis au point, après 30 ans de recherches, deux nouvelles variétés de cassissiers. Andelène et Andorine, c'est leur nom, vont à terme, chez les professionnels, concurrencer le Noir de Bourgogne et le Blackdown (75% de la production française pour ce dernier).
Ces nouvelles variétés, très productives, sont plus résistantes à l'oïdium et nécessitent donc moins de traitements phytosanitaires lorsque le temps est humide.
Savez-vous que la Pologne est le premier producteur mondial de cassis. La France en produit 5 000 tonnes par an.
Le cassis, appelé encore groseillier noir (ribes nigrum), fait partie de la famille des grossulariacées. Très riche en vitamines C, en fibres et en polyphénols, il est excellent pour la santé. On fabrique même aujourd'hui de l'huile de pépins de cassis riche en oméga 3 et oméga 6.
Framboises, groseilles, mûres...
Vous voulez mettre en place quelques pieds de framboisiers,groseilliers, mûriers, cassissiers ou d'autres arbustes produisant des petits fruits. Si vous ne l'avez pas fait à l'automne, Février et Mars sont encore des mois favorables à ces plantations.
Quelles variétés planter? Où les trouver? Si vous ne voulez pas vous contenter d'une variété indéterminée, identifiée par une étiquette "générique" telle que "groseillier rouge" ou "framboisier remontant", allez voir ce site www.pommiers.com qui , comme son nom ne l'indique pas, est une mine de renseignements sur les variétés d'arbustes mais aussi d'arbres fruitiers et qui donne des adresses où se procurer ces plants.
Lutter contre les limaces
La lutte contre les limaces est indispensable en période humide, à la levée des semis ou pour protéger salades et fraises notamment. Outre les habituels pièges à la bière ou cendres de bois, un produit dont la matière active est un complexe ferrique naturel permet de combattre efficacement les limaces. Les résultats sont certes moins spectaculaires que les produits traditionnels à base de Méthaldéhyde ( plus de traces de bave, ni de limaces mortes sur le sol) mais tout aussi efficaces. Après ingestion les limaces arrêtent de se nourrir et meurent dans leur abri, hors de portée des hérissons et animaux domestiques. Ce produit vendu sous différentes marques est bien sûr utilisable en agriculture biologique.
Semis précoces
Mars est le mois où sont réalisés la plupart des semis abrités. En caissettes, terrines ou encore en mottes. Ces semis présentent l'avantage d' être facilement transportables et selon les conditions météo seront placés à l'intérieur de la maison, en serre ou encore sous châssis. Utilisez un mélange qui peut être composé de 1/3 de tourbe enrichie,1/3 de terreau et 1/3 de sable de rivière (ou 1/2 terreau et 1/2 sable). Humidifiez par capillarité le mélange, semez et recouvrez d'une fine couche de terreau à l'aide d'un tamis. Tassez légèrement avec une planchette. Humidifiez à l'aide d'un pulvérisateur. Recouvrez d'une vitre jusqu'à la levée. Dès cet instant, pas trop de chaleur et le plus possible de lumière.
Semez en mottes faites à l'aide d'un presse-mottes les plus grosses graines (courgettes, potirons, cornichons). Le semis en mottes vous permettra aussi, en utilisant des graines enrobées de laitues, d'échelonner votre production et de faciliter la reprise du plant lors du repiquage.
Multipliez l'artichaut
Après avoir dégagé la base à l'aide d'une bêche ou d'un transplantoir, détachez de la souche les œilletons,avec un solide couteau ou une serpette,en veillant à ce qu'ils soient pourvus de racines. Laissez en place 3 ou 4 œilletons pour assurer la production de l'année. N'abandonnez pas les œilletons prélevés à l'air car ils fanent très vite. Mettez-les en place aussitôt dans un sol préalablement copieusement fumé ou conservez-les en jauge.A la plantation, habillez l'œilleton en éliminant environ une bonne moitié du feuillage pour éviter une trop importante transpiration.Si les plants ont été conservés en jauge, rafraîchissez l'extrémité des racines avec un sécateur. Faites un trou au transplantoir, plantez-y les œilletons, tassez la terre à la main et conservez une cuvette autour du plant pour rendre l'arrosage copieux qui suivra efficace. L'espacement conseillé est de 80 cm/1m, mais vous pouvez vous prémunir contre la non-reprise de certains œilletons en doublant leur repiquage à 10 ou 15 cm de distance. Certains vont même jusqu'à planter 3 œilletons en triangle, en "pied de marmite".
